Souveraineté et robustesse : au-delà des outils
Le 26 mars dernier, Optesys Conseil participait aux Rencontres du Numérique de l'Ouest 2026, aux cotés de son client, le groupe Hofica, expert français de la découpe, fabrication et ennoblissement de matières souples. Savoir-faire 100% français au service du luxe, de la mode et du yachting.
Hofica représente 800 collaborateurs répartis sur 7 sociétés.
Lors de cette journée, Mathilde Papin, Cheffe de projet SI chez Hofica, et Jérôme Boisseau, DSI externalisé chez Optesys Conseil, ont animé un témoignage retour d’expérience autour de la thématique : « Souveraineté et robustesse : au-delà des outils »
Un point de départ simple… en apparence
Au départ, l’objectif du groupe Hofica était de changer d’outil rapidement : en 4 mois, remplacer 2 outils pour 7 sociétés.
Un projet classique de remplacement d’outils, comme beaucoup d’entreprises en mènent aujourd’hui dans des contextes de croissance. Mais très vite, plusieurs constats s’imposent :
- des outils en fin de vie
- des processus et des organisations qui ont peu évolué
- des données peu structurées
- une gouvernance encore floue
- des exigences clients de plus en plus fortes autour de la donnée
- des règles implicites (« on a toujours fait comme ça »)
Derrière le besoin initial de changement d’outil, un enjeu plus profond apparaît alors : mieux piloter le groupe, produire des indicateurs fiables et gagner en efficience.
Et c’est là que le regard change.
Autrement dit, le sujet n’était pas seulement l’outil.
Le déclic : changer de point de vue
Le diagnostic mené par Optesys Conseil a fait prendre conscience au groupe Hofica que changer d’ERP est insuffisant pour répondre aux enjeux et ambitions à venir.
Ainsi, à l’issue du diagnostic, Hofica fait un choix structurant :
👉 ne pas commencer par les outils
👉 commencer par comprendre les besoins et l’organisation avant d’agir
Le projet, IT à la base, devient alors un programme de transformation numérique, baptisé en interne, Galilée. Un projet qui va s’inscrire sur plusieurs années.
Un programme structurant, composé de plusieurs projets (organisationnels et SI), visant à améliorer les processus, structurer l’organisation et adapter les outils aux besoins réels
Le chemin : comprendre avant d’agir
Le programme a d’abord reposé sur une mobilisation large des équipes, autour d’une étape structurante : les Ateliers Dynamiques du Changement, dédiés à la compréhension des processus existants.
- 85 personnes mobilisées
- 1700 heures d’ateliers
- tous les métiers impliqués
Au départ, ces ateliers ont suscité des interrogations :
« Pourquoi travailler sur l’existant alors que l’objectif est demain ? »
Mais surtout, ils ont permis de :
- comprendre réellement le fonctionnement de l’entreprise
- capter des informations jusque-là non visibles
- créer une dynamique collective
- poser les bases d’une gouvernance claire
Ce travail a marqué un tournant : le projet est passé d’un « simple » changement d’outil à un programme stratégique.
« Il était important pour nous de comprendre qui nous sommes et comment nous sommes organisés pour prendre les bonnes décisions. » - Mathilde PAPIN, Groupe Hofica
Comprendre ses processus et ses dépendances permet de reprendre la capacité d’arbitrage — un levier clé de souveraineté.
Se rendre capable de continuer : la robustesse en pratique
Une fois les processus et les dépendances mieux compris, une nouvelle question se pose :
👉 l’entreprise peut-elle continuer à fonctionner si quelque chose se passe mal ?
C’est là que la réflexion autour de la robustesse prend tout son sens.
Le programme a permis d’apporter de la structure et d’anticiper des situations à risque, telles que :
- anticipation des absences sur des postes clés
- mise en place de solutions de secours
- réflexion sur les dépendances
La robustesse ne repose pas uniquement sur des solutions techniques, mais aussi sur la capacité à embarquer l’ensemble de l’organisation.
Ce que confirme notre consultant Jérôme, « la robustesse d’une organisation repose sur un système : gouvernance, circulation de l’information, partage du savoir et capacité d’arbitrage. La robustesse ne se décrète pas. Elle se construit dans la durée. »
Les premiers résultats
✅ Structurer sans ralentir l’organisation
Le programme Galilée permet de structurer le groupe sans le freiner.
Au contraire :
▪️ les COPIL, initialement perçus comme contraignants, sont devenus des instances utiles de pilotage
▪️ les décisions sont prises plus rapidement et de manière plus éclairée
▪️ une dynamique collective s’est installée entre les entités
La structuration a renforcé la capacité du groupe à piloter et arbitrer.
✅ Partager le savoir pour embarquer toute l’entreprise
Un des enjeux majeurs du programme : ne pas limiter le projet à l’équipe SI.
Le groupe Hofica a fait le choix de :
▪️ nommer des “super champions”
▪️ impliquer les métiers dans les décisions
▪️ diffuser les connaissances au-delà des équipes techniques
Ce choix a permis de diffuser le savoir, de réduire les dépendances et de renforcer l’autonomie des équipes à l’échelle du groupe (mise en place d’une culture projet en interne).
✅ Concrètement, ça donne quoi ?
Aujourd’hui, les premiers résultats sont :
▪️ une transformation engagée à l’échelle du groupe
▪️ le programme est devenu stratégique
▪️ une gouvernance clarifiée
▪️ une meilleure circulation de l’information
▪️ un outil de paie déployé avec succès
Mais surtout une capacité renforcée à piloter l’activité, à fiabiliser la donnée et à prendre des décisions en connaissance de cause.
Conclusion
Les outils peuvent accélérer une organisation… mais ils ne peuvent pas compenser un manque de compréhension de son fonctionnement.
- Une entreprise souveraine comprend.
- Une entreprise robuste continue.
Dans un monde incertain, comprendre pour décider et anticiper pour continuer devient un véritable avantage stratégique.
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